Description de la photo : Paris Gauthier
Crédit photo : Courtoisie de Paris Gauthier
Le Réveil s’est entretenu avec Paris Gauthier, représentante des étudiantes et étudiants des Premières Nations, Métis et Inuits, afin d’en savoir plus sur elle, ses motivations et ses plans. Voici le contenu de notre entretien.
Pourquoi as-tu décidé de te présenter comme représentante des étudiantes et étudiants des Premières Nations, Métis et Inuits?
- J’ai choisi de m’engager auprès de l’AEUSB après avoir participé à la distribution des chemises orange. Cette expérience m’a donné le gout de m’impliquer davantage pour ma communauté et j’ai réalisé qu’en devenant représentante des étudiantes et étudiants des Premières Nations, Métis et Inuits auprès de l’AEUSB, je pouvais avoir un impact plus important. J’ai aussi été inspirée par l’héritage de ma grand-mère, Paulette Duguay, et par son engagement communautaire.
Quel est ton plan pour faire valoir les intérêts des personnes autochtones auprès de l’USB?
- La première étape est d’écouter les besoins des étudiantes et étudiants. C’est pourquoi j’organise des évènements comme le souper métis et que je mets en place un cercle de perlage. Ces activités offrent un espace où les étudiantes et étudiants peuvent venir me partager leurs préoccupations et leurs défis, afin que je puisse ensuite en discuter avec l’administration de l’Université de Saint-Boniface.
J’encourage d’ailleurs les étudiantes et étudiants autochtones à se joindre au Club des Premières Nations, Métis et Inuits. C’est une excellente façon de me contacter. Il est possible de s’inscrire en balayant le code QR affiché sur les pancartes un peu partout à l’USB.
Selon toi, quels sont les principaux défis de l’université en matière de réconciliation?
- À mon avis, il y a un besoin clair de développer davantage de programmation autochtone à l’USB. Un des endroits où cela pourrait être intéressant en vis-à-vis l’appel à l’action numéro 16 de la Commission de vérité et réconciliation nous demande aux universités de développer des programmes collégiaux, universitaires et d’offre des certificats en langue autochtone. Étant donné la relation particulière entre les Métis et l’USB, une programmation en michif serait très pertinente.
Cela dit, il existe des défis importants, notamment la difficulté de trouver des personnes qui parlent le michif et qui sont en mesure d’offrir des cours. Je crois également qu’un cours obligatoire sur l’histoire autochtone serait essentiel. C’est déjà une pratique courante dans d’autres universités, comme l’Université du Manitoba, et cela aurait un impact positif autant pour les personnes autochtones que pour les personnes non-autochtones.
En raison de la petite taille de l’université, il y a aussi des défis liés au financement de ce type d’initiatives. Pour mettre en place de tels programmes, il serait important de travailler en partenariat avec la Manitoba Métis Federation ainsi qu’avec l’Union nationale métisse Saint-Joseph du Manitoba.
Comment imagines-tu un espace de vérité et de réconciliation à l’université?
- Pour moi, il est essentiel d’avoir un espace où les étudiantes et étudiants peuvent se rassembler et échanger en groupe. Un espace semblable à l’Espace sûr, récemment inauguré, est fondamental. Il s’agirait d’un lieu avec des fauteuils, des livres et des ressources, où les étudiantes et étudiants peuvent s’assoir et discuter en toute confiance. Ce serait aussi un espace permettant la tenue de cérémonies de purification.
Il serait également pertinent d’avoir une présence, au moins semi-permanente, d’un ou d’une Ainée sur le campus afin d’accompagner les étudiantes et étudiants. Dans le même esprit, la présence d’une autre personne pour aider avec la programmation, par exemple, serait très appréciée.
Quels sont tes projets pour l’après-université?
- L’avenir nous le dira, mais j’aimerais travailler dans le domaine du sport ou de la psychologie.
Comment peut-on se procurer ton perlage?
- Je suis actuellement en train de créer un compte Instagram, mais durant la session universitaire, mon perlage ralentit un peu, mais restez à l’affut!
Signature : Beaudry Labossière
Contact : blaboss2@monusb.ca

